29.09.2009

Les Infos.

engroupe.JPGsalon du livre en Nouvelle-Calédonie

James Noël, une fête de la poésie

Avec sa voix au timbre envoûtant et son physique avantageux, le jeune poète haïtien James Noël, a illuminé les lectures dans les cafés littéraires, dédiés à la poésie vespérale, ainsi que le regard des femmes présentes. Comme il aime à le préciser « je respire en Haiti et suis basé à Paris ». S’il est enraciné tel un banian dans la terre haïtienne, son ouverture cosmique est aussi touffue que la ramure tous azimuts du gros arbre. La nécessité physique d’expression tenaille ce trentenaire depuis tout jeune et « les mots, qui ne chôment pas plus que lui, tirent par la manche ce paresseux toujours actif ». La vie dans toutes ses dimensions humaines est récurrentes dans ces vers libres, reconstruisant un monde meilleur. La poésie du corps féminin fait vibrer en lui des cordes musicales, le transformant souvent en parolier de chansons, et l’image de cinéma le transcende aussi. Son statut reconnu de poète le porte de résidence d’écriture en plateaux de tournages et sa plume s’envole dans la voix de ses amis chanteurs. La sensualité, la violence, alliées à la tendresse et à la générosité imprégnant ses mots, n’ont pas échappé à Gilles Colleu qui a initié (quasiment)une collection poésie  dans sa maison d’étiotions « Vents d’ailleurs ». Chaudement recommandé par Gary Victor ( un romancier maison avec entre autres- Les cloches de la Brésilienne), un recueil –déjà plublié/épuisé au Québec et portés par ces « vents » - a donc vu le jour dans une nouvelle version remaniée. Son nom de baptème : « Le sang visible du vitrier » . Transparence quand tu nous tiens !

Roland Rossero